Introduction

Les produits dérivés

Les produits dérivés (contrats à terme, Futures, options, swaps) sont des instruments financiers dont le prix dépend de l'évolution des 'sous-jacents' dont la nature peut être différente: matières premières (blé, café, cacao, pétrole, etc.), actions ou obligations, indices boursiers, devises, etc.

Les contrats dérivés sont négociés sur des marchés spécifiques avec des modalités d'achat et de vente similaires à celles des actions (avec carnet d'ordres, etc.) Les marchés les plus connus sont les suivants : CME, EUREX, IDEM, CBOE, CBOT.

Les instruments dérivés sont utilisés à divers titres : pour effectuer des opérations de couverture, pour spéculer ou pour procéder à un arbitrage. Lorsque l'on veut spéculer, grâce à l'effet de levier, les dérivés offrent tout à la fois des opportunités de gains importants et un risque de pertes importantes.

Le contrat Future

Le contrat Future est un engagement à vendre ou à acheter un sous-jacent au prix que ce dernier aura à une échéance préalablement fixée. Si l'on garde le contrat jusqu'à l'échéance, on peut réaliser une plus-value ou essuyer une perte résultante de l'écart entre le prix payé à l'ouverture de la position et celui à l'expiration du contrat.

Pour acheter ou vendre un contrat Future, il n'est pas nécessaire de verser l'intégralité de la contre-valeur du sous-jacent, il suffit de verser une"marge" (fixe ou variable) qui se place habituellement aux alentours de 10 à 20 % de la contre-valeur.

Pour les contrats Futures ouverts sur les marchés américains, par exemple sur le CME de Chicago, les marges et la valeur du contrat en question sont exprimées en dollars et par conséquent exposées au risque de change.

La marge que l'on verse pour le maintien du contrat Future et les appels de marge ont comme date de valeur le lendemain.

Le dépôt de garantie (marge)

Un intervenant sur les marchés à terme (comme par exemple le CME Group-Chicago Mercantile Exchange ou le LIFFE-London International Financial Futures and options Exchange) ne paie pas la totalité de la valeur du contrat Future qu'il achète, que ce contrat porte sur un actif sous-jacent physique (matières premières ou agricoles) ou sur un actif financier (taux d'intérêt, devises, etc.).

Cet acheteur ne verse à la Chambre de Compensation (par l'intermédiaire de l'adhérent à cette Chambre de Compensation que l'investisseur a chargé de ses opérations) qu'un dépôt de garantie forfaitaire (initial deposit en anglais), variable selon la nature des contrats mais toujours faible, ce qui explique l'effet de levier des contrats à terme, principe de fonctionnement de tous les marchés dérivés.

C'est pour cela que, au moment de l'achat ou de la vente d'un contrat Future, l'intermédiaire demande une '"marge"' à couverture de la position. Cela peut être un pourcentage de la valeur du sous-jacent, comme c'est le cas pour les Futures sur l'indice FTSE/MIB ou une valeur fixe, comme c'est le cas pour les Futures sur l'indice DAX.

A la fin de chaque journée de négociation, la Chambre de Compensation prélève sur les contreparties qui réalisent des pertes le montant exact à verser aux contreparties qui enregistrent des gains. Ainsi, jour après jour, les gains sont encaissés et les pertes déduites.

Les plus-values sont disponibles avec date de valeur du lendemain; s'agissant de pertes, il sera obligatoire de réintégrer le lendemain la marge engagée, sous peine de clôture forcée de la position, avant 10h15.